Les 5 erreurs fatales dans le montage d’un projet PPP dans le contexte africain

En 30 ans de terrain, j’ai vu de grands projets s’effondrer pour les mêmes raisons.
Pourtant, ces erreurs auraient pu être évitées.

Voici les 5 erreurs fatales dans le montage des PPP en Afrique subsaharienne que j’ai documentées dans mon livre « 20 questions pour comprendre les PPP » :

  • Négliger les études de faisabilité réelle : on monte le dossier financier avant même de comprendre les besoins réels du territoire. Résultat : une infrastructure construite… mais pas utilisée.
  • Sous-estimer les risques politiques : un changement de gouvernement peut suffire à enterrer un projet très intéressant. L’allocation des risques politiques doit être négociée dès le départ, noir sur blanc.
  • Ignorer les communautés locales : un projet qui ne consulte pas ses bénéficiaires dès la phase d’études devient un projet contesté en phase de construction. Ça coûte du temps. Ça coûte de l’argent.
  • Confondre vitesse et précipitation dans le montage juridique : les contrats de PPP sont complexes. Vouloir aller vite sur la rédaction des accords, c’est s’exposer à des litiges qui peuvent durer des années et quelquefois compromettre le projet.
  • Dépendre d’un seul bailleur de fonds : la diversification des sources de financement n’est pas une option, c’est une nécessité, surtout dans le contexte africain où les priorités et les enjeux des bailleurs évoluent rapidement.

Ces erreurs ne sont pas une fatalité. Elles se corrigent avec de la méthode, de l’expérience, et les bons partenaires.

Quelle est selon vous l’erreur la plus fréquente sur le terrain ? Je lis vos commentaires.

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