Et si c’était surtout une question d’habitude ?
Car en effet, il existe bel et bien sur le continent des alternatives efficaces, sous-utilisées, parfois ignorées. En voici quelques-unes.
Les obligations infrastructure émises localement : Plusieurs pays africains ont déjà levé des fonds sur leurs marchés obligataires nationaux pour financer des routes, des ponts, des réseaux électriques. Le Kenya, le Nigeria, le Maroc l’ont fait. La Guinée peut sérieusement y réfléchir.
Les fonds souverains africains : L’Union Africaine et plusieurs États disposent de fonds d’investissement dédiés au développement. Ils sont encore trop peu mobilisés dans le montage des projets d’infrastructure. C’est un levier sous-exploité.
Les PPP bien structurés : Un Partenariat Public-Privé bien conçu attire le secteur privé local ET international sans dépendre d’une seule source. La clé : une répartition des risques claire et des garanties crédibles de l’État.
La diaspora comme investisseur : Les transferts de fonds de la diaspora africaine dépassent chaque année l’aide publique au développement. Des mécanismes existent pour canaliser une partie de ces flux vers des projets d’infrastructure productifs.
La coopération Sud-Sud : Les partenariats avec d’autres pays émergents (Chine, Inde, Turquie, Brésil) offrent des modalités de financement différentes des conditions imposées par les institutions de Bretton Woods. À condition de bien négocier les termes.
Dépendre d’un seul bailleur, c’est accepter de jouer selon ses règles. Diversifier ses sources de financement, c’est reprendre la main sur ses projets et sur son développement.
La souveraineté économique de l’Afrique commence dans la salle de montage des projets.
Quel levier vous semble le plus réaliste pour votre contexte ? Je lirai tous vos commentaire
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